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Casa FENIX, une maison à l'épreuve de la nature

  • Casa FENIX, une maison à l'épreuve de la nature

En juin prochain aura lieu la finale de la 3ème édition européenne du Solar Decathlon. 20 équipes sont en compétition pour remporter la victoire dont l’équipe franco-chilienne Casa FENIX, composée d’étudiants de l’université de Valparaiso (Chili) et d’étudiants rochelais en licence professionnelle bois.

Le solar Decathlon ça consiste en quoi ?

Créée en 2002 par le Département d’Etat de l’énergie des Etats-Unis, cette compétition universitaire internationale propose aux étudiants du monde entier de relever un défi : concevoir et construire une habitation fonctionnelle (en taille réelle) utilisant le soleil comme unique source d’énergie. D’où le terme solar (solaire)...  Mais pourquoi un décathlon alors ? Parce que les projets seront jugés sur la base de 10 critères (architecture, ingénierie et construction, efficience énergétique, bilan énergétique, confort, équipement et fonctionnement, communication et sensibilisation sociale, projet urbain, mobilité et coût, innovation, durabilité) comme le décathlon en athlétisme qui se compose de 10 épreuves. C’est l’équipe qui obtiendra le plus de points tous critères confondus qui remportera cette compétition.

Cette année, la France accueille pour la première fois l’événement et a choisi le parc du Roi Soleil (château de Versailles) pour recevoir les compétiteurs, tout un symbole… La finale de ce concours aux allures de marathon (les étudiants avaient 18 mois pour concevoir puis construire l’habitat) aura lieu du 28 juin au 14 juillet 2014. Les 20 habitats seront exposés dans le parc du château et les curieux pourront visiter chacun des prototypes développés par les étudiants.

Ce projet est développé par une équipe mixte composée d’étudiants chiliens (université de Valparaiso) et français (IUT de La Rochelle). Cet habitat durable et autonome en énergie a été pensé pour répondre à la question cruciale du relogement après une catastrophe naturelle, les séismes étant relativement courants au Chili.

Son nom, FENIX, signifie For Emergency Natural Impact eXtreme, on pourrait le traduire par « la maison en cas de catastrophe naturelle majeure ».  Le concept est assez simple : la maison se compose d’un module d’urgence d’environ 10 m² qui permet de loger temporairement une famille de 4 personnes après une catastrophe (un abri d’urgence en quelque sorte). Puis des modules complémentaires viennent se greffer à ce premier module pour agrandir l’habitation. On obtient alors un logement confortable et durable d’environ 55 m² à moindre coût !

Le logement est respectueux de l’environnement et sa structure en bois résiste aux fortes magnitudes. L’habitation est également indépendante en énergie : l’électricité est générée par des panneaux photovoltaïques et l’eau est chauffée grâce à des panneaux solaires thermiques. En hiver la maison est chauffée grâce aux fenêtres et elle est refroidie en été grâce à un système de ventilation.

Un protype de la casa FENIX a d’abord été construit au Chili par les étudiants. Une réplique a ensuite été recréée à l’IUT de La Rochelle. Par commodité et pour limiter au maximum l’impact écologique du projet, c’est le prototype fabriqué à La Rochelle qui sera transféré à Versailles le temps du concours. Il sera exposé avec les 19 autres projets participant au Solar Decathlon.

Avant son grand déménagement et à l’occasion de la semaine du développement durable, la casa FENIX ouvre ses portes au public le jeudi 3 avril 2014 à La Rochelle : venez découvrir en grandeur nature ce prototype ! Pour les informations pratiques, consultez le site web de la semaine du développement durable.

2commentaires

  • CasaFENIX 28 août 2015 16:09

    Très bel article, il résume particulièrement bien le projet !
  • Marcia Vera 28 août 2015 16:09

    Bonne chance aux étudiants de l'Université Technique Federico de Valparaiso Sainte-Marie et les étudiants de l'IUT de La Rochelle France sont des gestionnaires de la maison Fenix un grand projet, en particulier pour le peuple chilien sont toujours à risque de tremblements de terre majeurs.
    Marcia Vera Acevedo
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