Procédure de sélection des projets



Le secteur des énergies renouvelables, comme les autres secteurs relevant des infrastructures, nécessite d’importants investissements pour la réalisation des projets. Ces investissements sont permis par de nombreux canaux financiers. Les financements classiques sont opérés par des professionnels avertis et expérimentés, aussi bien sur le plan technique que purement financier.

Pour que vous puissiez participer aux projets il nous faut sélectionner ceux que nous vous proposons.

Chez Lumo, l’objectif d’une procédure de sélection des projets est de vous permettre d’accéder à des supports d’investissement de qualité et de veiller à la protection de vos intérêts.

Nous avons donc mis en place un filtre permettant d’identifier les projets qui à nos yeux présentent les meilleures garanties de solidité financières. Et nous préférons nous abstenir de vous présenter les autres.

C’est une démarche sélective stricte, que nous assumons. Pour qu’elle soit transparente nous vous en présentons le fonctionnement.



La qualité avant tout

La solidité d’un projet c’est d’abord sa capacité à voir le jour et ensuite sa capacité à atteindre ses objectifs et à être en mesure de rembourser ses dettes.

Chez Lumo, le responsable de l’analyse des projets va organiser son travail en 3 étapes :

 

1. les premiers échanges : entonnoir drastique de sélection

C'est au cours de cette première étape que la majorité des dossiers sont écartés.

Lors de ces premiers échanges, nous abordons avec le porteur les différents points qui nous permettent de faire une première sélection.

L’objectif est pour nous :

  • d’analyser la capacité des éventuels emprunteurs à mener à terme leur projet en vérifiant leurs connaissances techniques et financières,
  • d’évaluer la qualité et le sérieux du projet
  • d’évaluer les  capacités financières du projet ou des porteurs de projets ‎à supporter un aléa.

Parce qu’il nécessitent des investissements importants, le secteur des énergies renouvelables recours massivement à la dette (on parle d’effet de levier).

Nous pensons que la volonté de faire appel au financement participatif ne doit pas découler d'un refus bancaire ou d'un apport de fonds propres trop faible.

Nous nous attachons donc à contrôler le bon équilibre entre fonds propres, dette bancaire et financement participatif.

Le dernier aspect traité lors de ce premier contact repose sur la taille de l'opération.

Les marges limitées du le secteur des énergies renouvelables ne permettent pas d'envisager un financement participatif sur un montant trop faible. Les coûts fixes propres à l'opération seraient alors trop pénalisants.

2. Les vérification des données du projets

Après la premièrer étape et un accord de principe pour poursuivre l’analyse, nous requérons du porteur une liste de documents et d’informations chiffrées  confirmant ses propos et donc la réalité et le caractère sérieux du projet.

Les éléments étudiés se répartissent selon plusieurs catégories comme la maîtrise du foncier, les études de production, les contrats signés ou les éléments juridiques et comptables de la société qui emprunte.

La quantité d’informations collectée dépend du stade d'avancement des projets.

A ce stade, nous écartons les projets pour lesquels les informations fournies sont incomplètes ou jugées insatisfaisantes.

3. Analyse des données du projet

Grâce aux justificatifs fournis (bail, contrat d’achat de l’électricité, attestations d’assurance, rapport d’avancement de travaux…) nous pouvons analyser son plan de financement et les projections financières à minima sur la durée de l’opération de financement participatif envisagée.

Nous étudions également les garanties contractuelles et techniques propres au secteur des énergies renouvelables.

Par ailleurs en fonction des technologies utilisées, nous allons nous assurer que certains ratios sont respectés tout en réalisant des simulations pour mesurer l'impact d'une moindre production d'électricité ou de gaz.

Enfin, nous allons comparer la quote-part du financement participatif par rapport à l’investissement global, à la dette bancaire et aux fonds propres apportés. Nous nous attarderons aussi à mesurer l’impact de cette opération sur les flux de trésorerie générés par le projet.

A l’issue de ces 3 étapes d’analyse, un rapport synthétique est émis. Il va répartir les dossiers entre 3 catégories :

  • rejeté,
  • à approfondir,
  • validé.

Ceux qui n’ont pas fait l’objet d’un rejet sont alors soumis à un comité de sélection composé des dirigeants de Lumo.

Ces derniers vont alors s’attarder sur le volet qualitatif des projets présélectionnés.

4. L’analyse qualitative et la sélection finale

Pour le processus de sélection, Lumo va s’appuyer des critères qualitatifs  qui couvrent les aspects clefs suivants :

  •  Ancrage local : le projet est mené en concertation  avec le territoire où il s’implante (collectivités territoriales, riverains, entreprises locales) ;
  • Intérêt général : les retombées économiques, sociales et environnementales du projet sont positives et servent l’intérêt de la société ;
  • Transparence : tous les éléments clés du montage technique, financier ainsi que la gouvernance du projet sont transparents et accessibles ;
  • Pérennité : chaque projet est caractérisé par un actionnariat responsable et durable.

Si l’unanimité des deux membres n’est pas obtenue, un 3ème avis indépendant est obtenu auprès d’un actionnaire et administrateur de Lumo.  Cet interlocuteur aura alors accès au rapport synthétique et pourra échanger avec l’Analyste afin d’appréhender au mieux le projet et d’exprimer sa position.

Au terme de cette démarche, un projet est alors soit retenu, soit rejeté pour de réels manquements qualitatifs, soit à revoir pour une prochaine étude.