Le blog des investisseurs responsables

Publié le 08 avril 2020

Finance à impact positif

Il y environ 10 ans que ce terme est apparu dans les milieux financiers.

Cependant, il n’existe pas de définition harmonisée de cette pratique.

Il ne s’agit pas simplement de montrer que l’activité menée ou financée n’a pas causé de tort à la planète ou à la société. Il faut prouver qu’elle apporte des effets positifs, les quantifier et les projeter dans l’avenir.

Exemples d’impacts positifs : développement de la biodiversité, des énergies bas carbone, accès à la santé, à l’insertion des personnes éloignées de l’emploi, …

Voici 2 éléments clefs pour dégager les contours de ce qu’est la finance à impact positif :

  • L’intention : le financement ou l’investissement dans une activité doit être motivé par l’objectif de contribuer à réduire ou résoudre un problème environnemental et/ou social et non par le seul rendement financier,
  • L’additionnalité : il va falloir montrer que cet impact n’aurait pas été possible sans le financement ou l’investissement dans cette activité.

Cela suppose à la fois de la transparence et des outils de mesure (sur les bénéfices et les bénéficiaires) afin d’être crédible. 

Le terme « impact crédible » est également utilisé.

La crédibilité d’un investissement à impact positif doit être accompagnée d’indicateurs de mesure de cet impact. Les impacts négatifs doivent être identifiés et compensés.

La philosophie de la finance à impact positif exige donc de comptabiliser aussi bien les bons que les mauvais impacts. 3 critères sont à mesurer : environnement, social, gouvernance.

Ne pas confondre : « Finance à impact positif » et « investissement à impact ».

L’investissement à impact est destiné aux investisseurs à but non lucratif et s’attache aux fonds propres plutôt qu’à l’endettement.

La Finance à impact positif concerne des entreprises et des investisseurs soumis à des contraintes de rentabilité.